LA MASCULINITÉ N’EST PAS TOXIQUE: ELLE EST LA COLONNE VERTÉBRALE DE LA CIVILISATION

Quand les mots deviennent des armes contre les hommes

Le langage n’est jamais neutre. Il façonne les imaginaires, influence les perceptions et, au bout du compte, crée la culture. Or, depuis quelques années, une expression est devenue un mot d’ordre : « masculinité toxique ». Derrière cette formule, on prétend critiquer certains comportements nocifs – agressivité brutale, domination abusive, répression émotionnelle. Mais dans les faits, le message diffusé est tout autre : être un homme, incarner la virilité, serait en soi une menace.

Ce n’est pas un hasard si la philosophe Camille Paglia, critique acerbe du féminisme contemporain, affirmait : « Si la civilisation a été construite, c’est grâce à l’énergie masculine. Si elle échoue, ce sera parce que nous aurons découragé les hommes de rester des hommes. »

À force de marteler que « la masculinité est toxique », nous ne faisons pas grandir les garçons : nous les écrasons sous le poids de la honte.

 

La différence entre féminité et masculinité : un équilibre vital

Depuis l’Antiquité, les sociétés ont reconnu que les sexes sont différents et que cette différence est la clé de leur complémentarité. Le masculin se définit par la projection vers l’extérieur, la conquête, la protection, le courage face au danger. La féminité, elle, incarne la continuité, le soin, l’accueil, la transmission de la vie.

Carl Jung le rappelait : « Le masculin est l’esprit qui pénètre et structure, le féminin est la matrice qui accueille et transforme.» L’un sans l’autre, l’équilibre s’effondre.

Aujourd’hui, au lieu de valoriser cette complémentarité, nous cherchons à effacer les différences. La féminité est méprisée lorsqu’elle choisit la maternité, et la masculinité est criminalisée dès qu’elle s’affirme. Résultat : des hommes culpabilisés, des femmes frustrées et une société qui perd ses repères. 

La guerre contre la virilité : une civilisation qui s’affaiblit

Dans nos écoles, nos médias et nos institutions, le narratif est devenu clair : l’avenir serait « féminin ». Imaginez un instant le scandale si l’on proclamait partout : « L’avenir est masculin ». Pourtant, la phrase inverse est non seulement acceptée, mais célébrée.

Ce deux-poids, deux mesures sape la confiance des garçons. Ils grandissent dans l’idée qu’ils appartiennent au passé, qu’ils sont en trop. Et lorsque vous retirez aux hommes la possibilité de se sentir utiles, protecteurs, bâtisseurs, vous créez ce que l’écrivain Jack Donovan appelle « les hommes fantômes » : désorientés, effacés, incapables de transmettre une force vitale.

Or, la virilité n’est pas une menace : c’est un socle. Les hommes ont bâti des ponts, des cathédrales, des navires. Ils ont protégé leurs familles au prix de leur vie. Rudyard Kipling le disait sans détour : « Les mots de l’homme fort restent quand ceux du faible s’évanouissent. »

La crise masculine : solitude, honte et silence

Pendant que l’on traque le moindre terme « genré » comme « mankind », on ferme les yeux sur un fait dramatique : les hommes représentent près de 80 % des suicides. Les jeunes garçons décrochent davantage à l’école. Les pères sont souvent réduits à des rôles secondaires dans la culture populaire.

Et comme si cela ne suffisait pas, de nouveaux termes humiliants surgissent, comme « mankeeping », qui décrivent l’aide apportée aux hommes en souffrance comme un fardeau ridicule. Plutôt que de tendre la main, on les tourne en dérision.

Ernest Hemingway affirmait : « Le courage, c’est la grâce sous la pression. » Mais comment les garçons d’aujourd’hui pourraient-ils développer ce courage si on leur répète que tout ce qui fait leur identité est suspect ?

 

Pourquoi réhabiliter la masculinité est vital

La masculinité, loin d’être toxique, est une force créatrice. Elle est ce qui pousse l’homme à se dépasser, à protéger, à bâtir, à transmettre. C’est la « verticalité » sans laquelle une civilisation s’effondre dans le confort, le consumérisme et l’individualisme.

Il ne s’agit pas de nier la féminité ni de restaurer une domination archaïque. Il s’agit de reconnaître que la virilité, assumée et orientée vers le bien, est un bien commun. Sans elle, nous sombrons dans ce que le penseur Nicolás Gómez Dávila appelait « la société efféminée », où la mollesse et la peur remplacent le courage et l’autorité.

Promouvoir la masculinité, c’est encourager les hommes à être des pères présents, des leaders courageux, des bâtisseurs de familles et de communautés solides.

 

Conclusion : sortir du piège du gynocentrisme

Nous avons construit une société qui se dit inclusive, mais qui exclut les hommes de leur propre identité. Nous avons glorifié le féminin en oubliant qu’il ne s’épanouit pleinement qu’aux côtés du masculin.

La vraie menace n’est pas la masculinité. La vraie menace, c’est sa disparition. Comme le disait Georges Bernanos : « Le monde ne sera sauvé, s’il peut l’être, que par des hommes forts et des mères dignes de ce nom. »

Réhabiliter la virilité, ce n’est pas retourner en arrière. C’est donner à nos fils l’autorisation d’être des hommes, et à nos filles l’opportunité d’avoir des partenaires solides à leurs côtés.

Si nous voulons des familles fortes, des communautés solides et une civilisation qui ne s’écroule pas, il est urgent de rendre à la masculinité son honneur.

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