FÉMINITÉ CONTRE IMITATION: POURQUOI VALORISER LES FEMMES EXIGE DE CESSER DE LES TRANSFORMER EN HOMMES.
L’illusion de la libération : quand l’égalité devient une uniformisation
On nous répète que les femmes sont désormais « libérées ». Accès à l’éducation, présence dans toutes les professions, droits politiques : sur le papier, tout semble indiquer un progrès fulgurant. Mais regardons-y de plus près. Quelle est aujourd’hui la condition posée pour qu’une femme soit réellement « respectée » ? Qu’elle se comporte comme un homme. Qu’elle rivalise en agressivité, qu’elle définisse son succès uniquement à travers son ascension professionnelle, qu’elle prouve qu’elle « peut faire comme eux ».
C’est là un paradoxe cruel : loin d’élever la féminité, notre société continue de la mépriser en lui imposant un modèle masculin comme norme de valeur. Comme l’écrivait Arthur Schopenhauer dans son Essai sur les femmes, « ce qu’une femme peut faire de mieux, c’est de rester femme ». Derrière cette formule volontairement provocante se cache une vérité brute : le féminin est une richesse en soi, pas un brouillon qui n’aurait de valeur qu’en s’alignant sur le masculin.
La maternité dévalorisée : de pilier sacré à « obstacle »
Autrefois perçue comme une fonction centrale et sacrée de la société, la maternité est désormais traitée comme un handicap pour la carrière. Être mère est devenu, dans l’imaginaire collectif moderne, un choix de seconde zone. Pourtant, donner la vie, élever les enfants, assurer la continuité de la civilisation, voilà une mission qui dépasse en importance n’importe quelle ligne sur un CV.
Friedrich Nietzsche, pourtant critique féroce de beaucoup de valeurs chrétiennes, rappelait que « tout chez la femme est énigme, et tout chez la femme a une solution : la grossesse ». Il ne s’agissait pas pour lui de réduire les femmes à leur utérus, mais de souligner qu’il y a en elles une puissance vitale incomparable, une force créatrice qui transcende toute carrière passagère.
L’idéologie actuelle, en marginalisant cette puissance, produit un effet pervers : elle enferme les femmes dans une obligation de compétition avec les hommes, en niant ce qu’elles apportent d’unique.
Masculinité et féminité : différences complémentaires, pas ennemies
Le discours dominant oppose systématiquement les sexes : l’homme serait l’oppresseur, la femme sa victime. Or l’histoire humaine prouve exactement l’inverse : les grandes civilisations sont nées de la collaboration entre le masculin et le féminin, chacun apportant ses forces spécifiques.
Le masculin, par essence, tend vers la conquête, la protection, la projection vers l’extérieur. Le féminin, lui, s’oriente vers le soin, la conservation, la continuité intérieure. Ce ne sont pas des caricatures, mais des archétypes qui structurent l’humanité depuis toujours. Comme le résumait Nicolas Gomez Dávila, critique acerbe de la modernité : l’égalité est l’ennemie de la liberté, car l’égalité exige que l’on supprime ce qui distingue. En niant les différences naturelles entre hommes et femmes, nous affaiblissons leur capacité à coopérer.
Le faux mythe des femmes « pacificatrices »
On nous assure parfois qu’un monde dirigé par des femmes serait plus doux, plus compatissant. C’est ignorer l’histoire. Margaret Thatcher, la « Dame de fer », a conduit son pays à la guerre des Malouines avec une détermination que bien des hommes auraient hésité à assumer. Plus récemment, des études en science politique ont montré que les dirigeantes, loin d’être systématiquement pacifiques, adoptent souvent les codes masculins de confrontation et de pouvoir pour être respectées dans les sphères dominées par les hommes.
Ce constat rejoint l’avertissement de Nikola Tesla : l'’usurpation progressive du leadership par les femmes émoussera leur sensibilité, étouffera l’instinct maternel et transformera la civilisation humaine en une ruche inhumaine. La prophétie paraît brutale, mais elle résonne aujourd’hui : forcer les femmes à singer les hommes, c’est les dénaturer.
Le prix de la guerre des sexes
Les conséquences de cette logique sont visibles : familles éclatées, enfants laissés à eux-mêmes, hommes et femmes méfiants les uns envers les autres. Les jeunes hommes, marginalisés par un discours qui les accuse en bloc, grandissent avec un sentiment d’aliénation et de colère. Les femmes, elles, se retrouvent piégées : jugées si elles privilégient la maternité, jugées si elles échouent à « tout concilier ».
Ce climat de compétition permanente détruit le cœur de ce qui fait la force d’une société : l’unité familiale et communautaire. Comme l’écrivait Philippe Muray, « le progrès est devenu la guerre civile perpétuelle ».
Redonner à la féminité sa dignité
Valoriser les femmes, ce n’est pas remplir les conseils d’administration de quotas ni pousser toutes les mères vers le bureau. C’est reconnaître que la compassion, la bienveillance, l’éducation des enfants, la création d’un foyer ne sont pas des activités « secondaires », mais des forces civilisationnelles.
C’est accepter que l’homme et la femme ne sont pas interchangeables, mais complémentaires. C’est cesser de croire que l’égalité signifie uniformité. C’est enfin comprendre qu’une société équilibrée ne méprise ni la masculinité ni la féminité, mais les unit dans une mission commune.
Conclusion : le courage d’honorer les différences
L’humanité est aujourd’hui à la croisée des chemins. Soit nous persistons dans cette guerre des sexes alimentée par une idéologie égalitariste stérile, soit nous retrouvons le bon sens qui a guidé l’humanité pendant des millénaires : les hommes et les femmes sont différents, et c’est précisément cette différence qui permet l’harmonie.
Comme le disait Saint-Exupéry, « aimer, ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction ». Tant que nous continuerons à pousser les femmes à singer les hommes, nous les condamnerons à ne jamais être pleinement elles-mêmes.
Le véritable progrès, c’est de redonner à la féminité sa dignité, sans la contraindre à se dissoudre dans la masculinité. C’est là que réside l’avenir des familles, des communautés et de la civilisation elle-même.

