GALANTERIE OU ÉGALITÉ: IL VA FALLOIR CHOISIR
On veut tout : le pouvoir des hommes, les avantages des femmes, la responsabilité des enfants. Mais à force de tout réclamer, on oublie que chaque privilège a un prix. L’égalité, si elle est réelle, tue la galanterie. Et la galanterie, si elle persiste, nie l’égalité. Bienvenue dans l’ère des contradictions.
L’égalité proclamée, les privilèges conservés
Le discours est clair : les femmes veulent l’égalité, et personne ne le conteste.
Mais dans la pratique, beaucoup exigent encore les codes anciens : que l’homme paie l’addition, tienne la porte, se sacrifie, assume. C’est le paradoxe contemporain : “Je veux tout le pouvoir des hommes, tous les avantages des femmes, et la responsabilité des enfants.”
Si la galanterie était un acte d’altruisme universel, on la pratiquerait envers tout le monde. Mais elle reste un geste genré, une attente asymétrique. Et cette asymétrie, justement, n’a plus de place dans l’égalité moderne.
La mort de la chevalerie : un meurtre à huis clos
La chevalerie n’est pas morte de vieillesse. Elle a été exécutée. “Les femmes l’ont emmenée derrière le hangar, l’ont battue, torturée et tuée. Ensuite, elles agissent comme si elles n’avaient aucune idée de ce qui lui est arrivé.”
Cette phrase choque, mais elle résume tout : on a voulu supprimer le patriarcat, et avec lui, la protection et les devoirs qui allaient avec.
On ne peut pas tuer un système et reprocher ensuite son absence.
On ne peut pas réclamer la galanterie tout en exigeant l’égalité : les deux sont incompatibles.
Le confort contre la cohérence
Le problème, ce n’est pas l’égalité — c’est la cohérence. Nous vivons une époque où chacun veut la liberté sans la responsabilité, le pouvoir sans le prix, le droit sans le devoir. Mais l’égalité, la vraie, ne s’accompagne pas de faveurs : elle implique la symétrie des efforts, des risques et du respect. La galanterie, au fond, n’était pas une dette : c’était un luxe moral. Et ce luxe, on ne peut pas le transformer en obligation sans le dénaturer.
en Conclusion
L’égalité ne se mendie pas, elle se mérite. La galanterie n’était pas une dette, c’était un don. Et quand on transforme le don en exigence, on tue ce qu’il avait de noble. Ce n’est pas la fin de la chevalerie qu’il faut pleurer, mais la disparition de l’humilité. Car dans un monde où tout le monde veut être roi, plus personne ne sait être digne.
“L’égalité ne tue pas la galanterie. Ce sont les contradictions qui l’ont étranglée.”

