ATTENTION: SI LES HOMMES DÉSERTENT LE CARE, LA SOCIÉTÉ S’EFFONDRERA

Nous parlons sans arrêt des femmes qui gagnent du terrain dans les domaines techniques, de la technologie qui s’ouvre, des entreprises qui se féminisent. Mais, pendant que les projecteurs s’illuminent sur ces avancées, un autre phénomène se déroule dans l’ombre, plus grave, plus silencieux, plus explosif : les hommes ont disparu des métiers qui façonnent la psychologie, les valeurs et la stabilité d’une civilisation. Ce vide masculin n’est pas anodin. C’est une fissure fondamentale dans les fondations mêmes de nos sociétés.

Le noyau du problème : un vide masculin là où se construisent les êtres humains

Les métiers qui structurent le caractère d’un enfant et l’équilibre d’un adulte – éducation, santé, thérapie, mentorat – n'ont jamais été aussi féminisés. Les statistiques sont claires:

  • Les enseignants hommes ne représentent plus qu’un quart des effectifs.

  • Dans le primaire, la présence masculine est quasiment nulle.

  • La psychologie, hier dominée par les hommes, est désormais à plus de 80 % féminine.

  • Les conseillers d’orientation masculins sont rarissimes.

  • Le secteur de la santé dépasse les 75 % de femmes.

Autrement dit : là où s’apprend la maîtrise de soi, la discipline, le sens du devoir, la résilience, la présence masculine a disparu.

Les garçons grandissent donc dans un environnement presque entièrement féminin : à la maison, à l’école, dans les structures de soin, dans l’accompagnement psychologique. L’absence de modèles masculins dans ces phases critiques produit un déficit de repères dont nous voyons déjà les conséquences : troubles comportementaux, agitation, démotivation scolaire, hypersensibilisation, absence de cadre, instabilité identitaire.

Une génération masculine face à une tempête parfaite

Jamais les hommes n’ont été aussi exposés à :

  • la stagnation économique.

  • la solitude affective.

  • le déclin des industries masculines traditionnelles.

  • la montée des troubles anxieux et dépressifs.

  • la perte de sens.

  • l’effondrement familial.

Pendant ce temps, le seul secteur en expansion constante est précisément celui où les hommes n’entrent plus : la santé, l’accompagnement, l’éducation. Ce n’est pas une ironie. C’est un signal de l’effondrement civilisationnel que nous nous refusons toujours à nommer.

Rappel historique : quand les hommes construisaient les générations

Aujourd’hui, on répète que les métiers du care ont « toujours été féminins ». C’est totalement faux.

Depuis des millénaires :

  • Les pédagogues étaient des hommes.

  • Les philosophes, instructeurs, mentors intellectuels : des hommes.

  • Les médecins, chirurgiens, chercheurs : des hommes.

  • Les éducateurs religieux et moraux : des hommes.

De l’Égypte antique à la Grèce classique, de Rome aux Lumières, en passant par le Moyen Âge, les figures masculines étaient celles qui formaient les jeunes esprits, structuraient les institutions éducatives, apportaient stabilité et règles.

Même encore dans les années 1960-70 :

  • Les psychologues étaient majoritairement des hommes (70 %).

  • Les instituteurs hommes constituaient un pilier de l’école républicaine.

  • Les éducateurs spécialisés, conseillers, encadrants sociaux : massivement masculins.

Jamais dans l’histoire un garçon n'avait grandi sans figures masculines dans l’enseignement ou l’accompagnement humain. Nous avons inventé une anomalie sociale. Et, nous en payons déjà le prix.

Pourquoi les hommes doivent revenir dans les métiers du care

“Prendre soin” serait féminin ? Une construction purement moderne qui est entrain de montrer ses limites.

Les situations critiques exigent exactement ce que les hommes apportent naturellement :

  • une stabilité émotionnelle brutale mais juste,

  • une capacité à contenir la violence,

  • un leadership sans bavardage,

  • une gestion instinctive des moments de crise,

  • une autorité apaisante que les garçons comprennent immédiatement.

Les données le confirment :

  • Les garçons suivis par des mentors masculins décrochent moins.

  • Ils réussissent mieux sur le plan académique.

  • Ils affichent moins de comportements violents.

  • Ils développent une meilleure autodiscipline.
    (Études : Johns Hopkins, APA, Brookings)

Et sur la santé mentale :

  • Les hommes consultent davantage lorsque le thérapeute est un homme.

  • Les jeunes se livrent mieux face à une figure masculine.

  • Les accompagnements masculins réduisent le suicide masculin.

Nous vivons dans une époque obsédée par l’égalité, mais aveugle à la complémentarité. Et encore plus aveugle à la nécessité de réintroduire des hommes là où les garçons se construisent.

Le stigmate culturel : le piège qui détourne les vocations masculines

La société a glorifié l’ingénieur, le développeur, le technicien… et ridiculisé l’infirmier, le professeur, le psychologue.

Résultat : les métiers vitaux ont été désertés par ceux qui pouvaient y apporter structure, autorité, cadre et présence masculine. Et ce sont précisément les métiers dont les garçons ont le plus besoin.

Le paradoxe de l’égalité… et le paradoxe norvégien

Le “gender equality paradox” (PNAS, Stoet & Geary) est l’un des constats les plus dérangeants de la recherche moderne : plus un pays est égalitaire, plus les choix professionnels se différencient entre hommes et femmes. Et c’est la Norvège qui l’a démontré de manière éclatante.

Le paradoxe norvégien, ou la claque empirique aux idéologies

La Norvège est un pays :

  • ultra-égalitaire.

  • avec des politiques familiales généreuses.

  • des salaires équilibrés.

  • aucune barrière éducative.

  • un système scolaire progressiste.

Si l’égalité produisait la parité, la Norvège serait le paradis du 50/50. Et bien c’est le contraire qui s’y est produit.

En Norvège :

  • les femmes évitent massivement les STEM.

  • les hommes évitent massivement le care.

  • les différences biologiques et psychologiques sont plus visibles que dans les pays moins égalitaires.

Le paradoxe norvégien prouve donc une chose essentielle : plus la société est libre, plus les hommes et les femmes suivent leurs préférences et leurs centres d'intérêt naturels.

Si les femmes choisissent librement des métiers humains, alors empêcher ou décourager les hommes d’investir ces mêmes métiers est une absurdité culturelle.

Ce que nous devons faire maintenant

Pour éviter une génération perdue, il faut :

  • Revaloriser publiquement la présence masculine dans les métiers humains.

  • Briser la suspicion idéologique autour des hommes dans l'éducation et la santé.

  • Créer des programmes incitatifs pour attirer les hommes dans l’enseignement, la thérapie, la psychologie, le soin.

  • Former les institutions à accueillir la masculinité sans méfiance.

  • Développer des filières masculines de santé mentale.

Ce n’est pas un caprice. C’est une urgence civilisationnelle.

en Conclusion : une société sans hommes dans le care est une société qui court vers la rupture

Si les hommes ne reviennent pas dans ces métiers, le prix sera immense. Nous voyons déjà les résultats avec une génération entière de jeunes sans repères, sans colonne vertébrale, sans direction et sans modèle. En définitif, ce n’est pas l’avenir des femmes qui est en jeu, c’est celui de la civilisation toute entière.

Les civilisations meurent quand les hommes cessent de transmettre. Il est temps de remettre des hommes là où l’avenir se construit : dans les classes, dans les soins, dans les esprits.

Un pays peut survivre sans ingénieurs femmes. Il ne survivra pas sans mentors et soignants hommes. La vérité c’est que les hommes ne sont pas seulement faits pour bâtir des murs. Ils sont faits pour bâtir des hommes. Et nous n’avons jamais eu autant besoin d’eux. Mais aussi curieux que ça peut paraitre, on passe plus de temps à blâmer les hommes plutôt que les encourager.

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