On vit dans un monde où chacun projette ses blessures comme des armes et où la méfiance est devenue un réflexe de survie. La moindre attention est interprétée comme une manipulation, la moindre maladresse comme une trahison. Pourtant, au milieu du cynisme généralisé, la seule forme de résistance qui vaille encore, c’est de refuser de devenir ce sociopathe émotionnel que la culture encourage.
Certaines “gourous” ne guérissent pas vos blessures, elles les monétisent. Tant que vous confondez beauté, luxe et sagesse, vous restez une cliente parfaite. Le jour où vous arrêtez de les idolâtrer, vous reprenez enfin le contrôle de votre vie.
Des millions de femmes avalent des antidépresseurs, mais personne n’ose demander ce qui les a brisées. On médicalise leur solitude, leur fatigue et leurs désillusions au lieu d’en questionner les causes. Si toute une génération doit être anesthésiée pour tenir, c’est notre civilisation qui est malade, pas elles.
L’ère libérale touche à sa fin: le réel a rattrapé les illusions. Le progressisme se fissure sous son propre poids, trop éloigné de la nature humaine et des contraintes du monde. Un nouveau cycle s’ouvre, où l’Occident redécouvre que la survie exige des vertus plus solides que la sensibilité.
La sortie de Nicki Minaj met en lumière une dérive inquiétante: quand l’estime de soi n’existe plus sans rabaisser les autres.
S’aimer ne devrait jamais exiger un ennemi. Quand l’amour-propre devient hostile, il cesse d’être une force.